LEUTE



Cannes/Nürnberg

MIT DEINER ENERGIE WIRST DU DIE ENGEL ZUM TANZEN BRINGEN

Ein Nachruf auf Monika-Maria Krauß-Saez



Heute hätte sie Geburtstag. Doch bereits am 16. Mai 2021 verstarb Monika-Maria Krauß-Saez, ehemalige erste Solistin am Nürnberger Staatstheater und langjährige Dozentin am Centre de Danse International Rosella Hightower in Cannes, mit 77 Jahren nach kurzer schwerer Krankheit.


  • 1966 in der Rolle „Die Schöne Zarewna“ in „Der Feuervogel“ am Staatstheater Nürnberg Quelle: StadtAN A 81/ II Nr. 34 Foto © Stadtarchiv Nürnberg
  • 1969 in der Rolle „Angelica“ in „Der Wahnsinn des Orlando“ am Staatstheater Nürnberg Quelle: StadtAN A 81/ V Nr. 1008 Foto © Stadtarchiv Nürnberg
  • Ca. 1997 im „Grand Studio“ Gallia, Centre de Danse International Rosella Hightower, Cannes Foto © Sud Reportage
  • Ca. 1997 im „Grand Studio“ Gallia, Centre de Danse International Rosella Hightower, Cannes Foto © Sud Reportage

von Annette Stings

Cannes/ Nürnberg - Sie ging den Weg von Deutschland nach Frankreich, von der Bühnentänzerin zur Pädagogin, von klassischen Ballett zum Jazz-Tanz. Bereits am 16. Mai 2021 verstarb Monika-Maria Krauß-Saez, ehemalige erste Solistin am Nürnberger Staatstheater und langjährige Dozentin am Centre de Danse International Rosella Hightower in Cannes, mit 77 Jahren nach kurzer schwerer Krankheit. Am 21. November wäre sie 78 Jahre alt geworden. Ein Geburtstag, den wir leider nicht mehr zusammen feiern können, aber an dem an sie von viel Schüler*innen erinnert wird.

In den Kriegs- und Nachkriegsjahren in bitterster Armut in Fürth aufgewachsen, war ihr eine Karriere als Tänzerin nicht in die Wiege gelegt. Aber ihre „Tante“, die Ballettdozentin, Jutta Krauß, erkannte ihr Talent und förderte sie. 1959 wurde Monika-M. Krauß-Saez als Ballett-Elevin in die Kompanie des Nürnberger Staatstheaters aufgenommen, wo sie schnell zur Tänzerin avancierte und ab Anfang der 1960er Jahre erste Solorollen erhielt. Diese Zeit bis hin zur Mitte der 1970er Jahre war in Nürnberg sehr stark durch das Trio des Theaterintendanten, Karl Pschigode, des Oberspielleiters der Operette, Kurt-Leo Sourisseaux und der Ballettmeisterin und Choreographin, Hildegard Krämer, geprägt, die pro Spielzeit mehr als zehn Operetten, zahlreiche Opern und Ballettabende inszenierten, wovon viele Uraufführungen waren. Darüber hinaus musste das Nürnberger Ensemble bis 1971 das Fürther Stadttheater mit bespielen, so dass die Tänzer und Darsteller auf bis zu 40 Abende im Monat kamen und ihre Vielseitigkeit in unterschiedlichsten Rollen unter Beweis stellen mussten.

Monika Krauß-Saez brillierte nicht nur durch ihre ausgezeichnete Technik im klassischen Tanz, sondern auch in allen anderen Tanzrichtungen, sowie durch ihr schauspielerisches Talent in ernsten, sowie in komödiantischen Rollen. So verkörperte sie 1963 Die Eitelkeit in der tänzerischen Legende „Der junge König“, 1964 Petra im Katzenballett „Les Demoiselles de la Nuit“ und die Zimmernachbarin in dem Krimi-Ballett „La Chambre“. 1965 erhielt sie die Rolle der Prinzessin in der musikalischen Dichtung „Die Geschichte vom Soldaten“. Besonders herausragend war ihre Darstellung der Schönen Zarewna in dem Ballett „Der Feuervogel“ 1966.

1967 unterbrach sie ihre Karriere für ihre Heirat in Paris, wo sie im legendären Studio Wacker unter anderem bei Boris Kniaseff und bei Madame Ljubov Egorova trainierte. Nach der Geburt ihres Sohnes kehrte sie in der Spielzeit 1968/69 als erste Solistin an die Städtischen Bühnen Nürnberg-Fürth zurück. Hier trat sie bis 1973 in weiteren Rollen hervor, wie zum Beispiel: als Angelica in „Der Wahnsinn des Orlando“ 1969, als Lesbia in „Catulli Carmina“ 1970, als Äbtissin in dem Skandalstück „Die Vogelscheuchen“ nach Günter Grass 1970/71, als Graziella in der deutschen Erstaufführung von „West Side Story“ 1972 und als Das Mädchen in „Der Wunderbare Mandarin“ 1973.

1973 feierte sie ihren Abschied von der Bühne und ging mit ihrer Familie nach Südfrankreich.
Von 1979 bis 2006 unterrichtete sie dort an der berühmten Schule Centre de Danse International Rosella Hightower in Cannes vornehmlich Jazz-Tanz und choreographierte auch viele Stücke und Variationen für ihre Schüler. Ihre übersprudelnde und ansteckende Energie war nie zu bändigen, so dass sie noch bis kurz vor ihrer Rente alle Kombinationen mittanzte. Mit ihrer liebevollen Härte hat sie ganze Tänzergenerationen maßgeblich geprägt. Das Zitat eines ehemaligen Schülers bringt ihren Unterrichtsstil wunderbar auf den Punkt: „Monika – das war der perfektionistische Anspruch des klassischen Balletts im Dienste des Jazz-Tanzes.“

Ja, Monika, Du warst streng, aber voller Elan und Leidenschaft und hast uns mit heißen Rhythmen so durch den Saal gejagt, dass für Schüchternheit und Selbstzweifel kein Platz mehr war und wir plötzlich angstfrei im Rampenlicht standen. Wir danken Dir für diese Befreiung!
Wir, ihre ehemaligen Schüler*innen, trauern mit den Angehörigen um eine großartige starke Persönlichkeit und wunderbare Lehrerin.

Veröffentlicht am 18.11.2021, von Gastbeitrag in Leute

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Kommentare zu "Mit Deiner Energie wirst Du die Engel zum Tan ..."



    • Kommentar am 22.11.2021 06:58 von tanznetz.de Redaktion
      Übersetzung für die Schüler*innen aus Frankreich und die französische Leserschaft



      Avec ton énergie tu feras danser les anges

      Un hommage à Monika-Maria Krauss-Saez


      Cannes/ Nuremberg – Son chemin l’a conduite d’Allemagne en France, de la danse sur scène à l’enseignement, de la danse classique à la danse jazz.

      Il y a déjà six mois, le 16 mai 2021, Monika-Maria Krauss-Saez, ancienne première soliste au théâtre de Nuremberg et longtemps professeure au Centre de Danse International Rosella Hightower à Cannes, est décédée à l’âge de 77 ans après une courte grave maladie. Le 21 novembre, elle aurait eu 78 ans. Un anniversaire que nous ne pouvons plus fêter ensemble malheureusement, mais par cet hommage, nous voudrions nous souvenir d’elle.

      Ayant grandi dans l’extrême pauvreté dans les années de guerre et d’après-guerre à Fürth, elle n‘était pas prédestinée pour une carrière de danseuse. Mais, sa « tante », la professeure de danse classique, Jutta Krauss, reconnut son talent et la soutint. En 1959, Monika-M. Krauss-Saez intégra la compagnie du Grand Théâtre de Nuremberg en tant que danseuse apprentie où elle avança vite en grade et obtint de premiers rôle de soliste à partir du début des années 1960. A Nuremberg, la période des années 1960 jusqu’au milieu des années 1970 fut très marquée par le trio composé du directeur de théâtre, Karl Pschigode, du directeur principal de l’opérette, Kurt-Leo Sourisseaux et de la maîtresse de ballet et chorégraphe, Hildegard Krämer, qui mirent en scène plus de dix opérettes, de nombreux opéras et soirées de ballets par saison. Beaucoup de ces pièces étaient des Premières. En même temps, les artistes du théâtre de Nuremberg devaient aussi assurer le programme du théâtre de Fürth qui était sous la même direction jusqu’en 1971. C’est ainsi que les danseurs et acteurs avaient jusqu’à 40 représentations par mois dans lesquelles ils devaient prouver leur polyvalence dans une grande variété de rôles.

      Monika-M. Krauss-Saez ne brilla non seulement en danse classique grâce à son excellente technique, mais aussi dans tous les autres styles de danse et dans des rôles sérieux et comique grâce à son talent d’actrice. Ainsi, en 1963, elle incarna La vanité dans la légende dansée « Le Jeune Roi », en 1964, Petra dans le ballet de chats « Les Demoiselles de la Nuit » et la voisine dans le ballet policier « La Chambre ». En 1965, elle obtint le rôle de la princesse dans la poésie musicale « L’Histoire du Soldat ». Son interprétation de la Belle Zarewna dans le ballet « L’Oiseau de Feu » fut particulièrement remarquable (1966).

      En 1967, elle interrompit sa carrière pour se marier à Paris où elle continua à s’entrainer dans le légendaire studio Wacker avec Boris Kniaseff et Madame Ljubov Egorova entre autres. Après la naissance de son fils, elle retourna au théâtre de Nuremberg-Fürth pour la saison 1968/69 en tant que première soliste. Ici, elle fut encore remarquable dans d’autres rôles tels que Angelica dans « La Folie d’Orlando » 1969, Lesbia dans « Catulli Carmina » 1970, l’abbesse dans la pièce « Les Épouvantails » d’après Günter Grass 1970/71 qui provoqua un scandale, Graziella dans la Première allemande de « West Side Story » 1972 et La Prostituée dans « Le Mandarin Merveilleux » 1973.

      En 1973, elle fêta son départ de la scène et s’installa avec sa famille dans le Midi de la France.

      De 1979 à 2006, elle fut professeure au Centre de Danse International Rosella Hightower à Cannes, école réputée. Elle y enseigna surtout la danse jazz et créa aussi beaucoup de pièces et de variations pour ses élèves.

      Son énergie exubérante et contagieuse était telle qu’elle a dansé dans toutes les combinaisons jusqu’à peu de temps avant sa retraite. Avec sa rigueur pleine de sollicitude, elle a profondément marqué des générations entières de danseurs. La citation d’un ancien élève résume à merveille son style d‘enseignement: « Monika – c’était l’exigence de la danse classique au service de la danse jazz. »

      Oui, Monika, tu as été sévère, mais pleine d’élan et de passion et tu nous a chassés à travers la salle avec des rythmes ardents si bien qu’il n’y avait plus de place pour la timidité et le doute de soi-même et nous nous retrouvions tout à coup sans peur sur le devant de la scène. Nous te remercions pour cette libération!

      Nous, ses anciens élèves, pleurons avec les proches une grande et forte personnalité et merveilleuse professeure.



    • Kommentar am 25.11.2021 22:16 von AS
      Translation for English-speaking readers:



      With your energy, you will make the angels dance



      A homage to Monika-Maria Krauss-Saez



      Cannes/ Nuremberg – Her way led her from Germany to France, from dancing on stage to teaching dance, from classical ballet to jazz dance.



      Already six months ago, on the 16th of May 2021, Monika-Maria Krauss-Saez, former first soloist at the Nuremberg State Theatre and long-term teacher at the famous French dance school, Centre de Danse International Rosella Hightower, in Cannes, passed away at the age of 77 after a short, serious illness.

      On 21st of November, she would have been 78 years old. A birthday, which we can no longer celebrate together unfortunately, but through this homage, we would like to remember her.



      Growing up in extreme poverty in Fürth during the war and post-war years, she was not predestined for a dance carrier. However, her “aunt”, the ballet teacher, Jutta Krauss, recognised her talent and supported her. In 1959, Monika-M. Krauss-Saez became a member of the company of the Nuremberg State Theatre as a ballet student, where she quickly advanced to the status of a full dancer and received her first solo roles from the beginning of the 1960s. In Nuremberg, the time period from the 1960s to the middle of the 1970s, was very much marked by the trio of the theatre manager, Karl Pschigode, the senior director of the operetta, Kurt-Leo Sourisseaux, and the ballet mistress and choreographer, Hildegard Krämer, who staged more than ten operettas, numerous operas and ballet soirees per season. Many of these were premieres. In parallel, until 1971, the artists of the theatre of Nuremberg had also to perform in the theatre of the neighbouring city, Fürth, so that the dancers and actors had up to 40 performances per month, in which they had to prove their versatility in a wide variety of roles.



      Monika-M. Krauss-Saez shone not only through her excellent technique in classical dance, but also in all other dance styles, as well as through her acting talent in serious and comical roles. Thus, in 1963, she embodied ‘The Vanity‘ in the dance legend “The Young King”, ‘Petra’ in the cat ballet “Les Demoiselles de la Nuit” and the ‘neighbour’ in the crime ballet “La Chambre“ in 1964. In 1965, she was chosen for the role of the ‘princess‘ in the musical poem “The Story of the Soldier”. Her portrayal of the ‘Beautiful Zarewna’ in the ballet “The Firebird“ in 1966 was particularly outstanding.



      In 1967, she interrupted her career for her marriage in Paris, where she continued to train at the legendary ‘Studio Wacker’ with Boris Kniaseff and Madame Ljubov Egorova, among others. After the birth of her son, she returned to the theatres Nuremberg-Fürth as a first soloist in the season 1968/69. Here, she stood out again in roles such as ‘Angelica‘ in “La follia di Orlando” 1969, as ‘Lesbia’ in “Catulli Carmina” 1970, as ‘abbess’ in the piece “The Scarecrows” based on Günter Grass 1970/71, which provoked a scandal, as ‘Graziella’ in the German premiere of “West Side Story” 1972 und as ‘The Girl’ in „The Miraculous Mandarin“ 1973.



      In 1973, she celebrated her departure from the stage and went to the south of France with her family.



      From 1979 to 2006, she was a teacher at the renowned French dance school ‘Centre de Danse International Rosella Hightower’ in Cannes, where she taught mainly jazz dance and also choreographed numerous pieces and variations for her students.



      Her exuberant and infectious energy could never be tamed, so that she continued to fully dance all routines until shortly before her retirement. With her ‘loving rigour’ she has significantly shaped generations of dancers. The quotation of a former student sums up her style of teaching wonderfully: "Monika – this was the demanding perfectionism of classical ballet at the service of jazz dance."



      Yes, Monika, you were strict, but full of vigour and passion and chased us through the hall with hot rhythms so that there was no room for shyness and self-doubt and we were suddenly in the spotlight without fear. We thank you for this liberation!



      Together with her family, we, her former students, mourn the loss of a great, strong personality and wonderful teacher.

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